L’office de tourisme de Châteauroux proposait, cet été, une nouvelle et étrange manière de visiter l’abbaye bénédictine : en drone !

C’est un oiseau ? C’est un avion ? Non, c’est drone ! Et s’il n’a pas la cape de Superman, il en a la super-vision ! Ce petit aéronef téléguidé retransmet, en immediate, ce qu’il voit sur un écran au sol, permettant aux hommes normaux de profiter d’une vue aérienne comme s’ils y étaient.

Avec cette technologie, qui connaît un succès croissant auprès des particuliers comme des professionnels, l’office de tourisme de Châteauroux a su offrir à Notre-Dame de Déols un nouvel atout pour attirer locaux et touristes. Visiter l’abbaye bénédictine, ou du moins ce qu’il en reste, en prenant de la hauteur, c’est l’objectif.

Visite à 150 mètres d’altitude

La découverte du lieu se fait en près d’une heure et demie. Dans un leading temps, Edward Francis, guideline de l’office de tourisme, suggest une visite aussi classique qu’intéressante des lieux et de leur histoire. « Le monastère trouve ses origines au Xe siècle, mais nous avons des traces de l’agglomération déolienne qui remontent au IIIe siècle après Jésus Christ », explique l’accompagnateur, véritable bible de savoir berrichon. De l’explication du contexte politique depuis le début de notre ère jusqu’aux enjeux de l’implantation des moines bénédictins dans cette abbaye, petite sœur de Cluny, on en apprend énormément sur ce morceau considérable de l’Histoire de France.
Puis c’est à Arnaud Deplagne, pilote de drone, d’entrer en scène. Il fait monter jusqu’à 150 mètres de hauteur son quadricoptère équipé d’une caméra haute définition. Les photographs sont diffusées en immediate sur un moniteur installé dans le jardin de l’abbaye. Tout le monde profite ainsi du place de vue de l’engin volant, commenté par Edward Francis. Travaillant key dans la key avec le pilote, le guideline reste maître de sa visite. À sa demande, Arnaud Deplagne va par exemple placer son drone à l’endroit precise où culminait, à 55 mètres, la pointe du plus haut clocher de l’abbaye, détruit depuis bien longtemps.
Les visiteurs peuvent ainsi mieux se repérer dans le vaste espace des ruines. Et imaginer, d’en bas, grâce à cette vue d’en haut, la vie que des moines menaient, ici bas, dans l’espoir d’être bien accueillis… là-haut !

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