Expérimentations en Grande-Bretagne, projet de livraison à domicile et d’entrepôts aériens dans des dirigeables : Amazon croit à l’avenir du drone comme moyen d’acheminer ses produits, qu’elle annonce au moins depuis 2013.

Mais l’entreprise de Jeff Bezos envisage aussi ses inconvénients, comme les risques d’accidents que peut provoquer l’appareil sans pilote, montre un brevet qui lui a été accordé le 29 août, intitulé “Conversation vocale pour des drones”, repéré par le web site d’actus tech Siliconbeat.

Le strategy déposé par Amazon porte sur un drone pouvant “mener une discussion orale avec quelqu’un à côté pour demander des informations ou répondre à des inquiries”.

Parler à un humain, un animal ou un robotic

Le doc du brevet explique que le drone serait “configuré pour détecter la présence à proximité de personnes, d’animaux ou d’autres objets interactifs. Lors de la détection d’un objet voisin, le drone peut produire un discours afin d’avertir ou d’instruire l’objet. “

On picture quasiment des dialogues entre drones ou entre drone et autre objet connecté, en mode R2-D2 et C-3PO dans les “Star Wars”. Les auteurs du brevet indiquent que dans leur texte, “objet interactif peut comprendre n’importe quelle personne, animal (par exemple chien, chat, oiseau, écureuil and so forth.) ou appareil robotique (par exemple une voiture autonome, un appareil automatisé de mobilité, and so forth.) pouvant répondre à des commandes audio ou visuelles d’un drone.”

L’appareil pourrait demander de “dégager s’il vous plaît” de la zone de livraison, vérifier l’identité du destinataire en “demandant à des personnes de s’identifier avant de déposer le produit à la spot de livraison” ou encore en permettant au customer de “demander au drone de reporter la livraison” ou de se renseigner sur la prochaine livraison.

Schéma: discussion entre un drone et un humain

Un drone en dialogue avec un humain – illustration du brevet d’Amazon validé le 29 août 2017

Amazon envisage aussi, dans son brevet, les scénarios d’accident de drones : les appareils sans pilote “peuvent être abîmés en étant à court docket d’énergie, par une collision avec quelque selected, en s’emmêlant dans quelque selected, en se perdant, en perdant une ou plusieurs fonctions vitales, and so forth. Dans certains cas, [les drones] peuvent être dans un état potentiellement dangereux, comme dans le cas où une ou plusieurs hélices sont alimentées et tournent. Dans certains cas, l’état [des drones] peut être inconnu et on peut assumer qu’ils sont dans un état dangereux.”

Un drone pour Noël ? Vous avez intérêt à avoir un jardin
Siliconbeat relève que “la possibilité que le drone en difficulté puisse atterrir, hélices en marche, dans une poussette de bébé ou sur la tête de quelqu’un [c’est déjà arrivé, NDLR] n’est pas abordée dans le doc du brevet.”

Livrer en 30 minutes par drone

En revanche, parmi les conditions envisagées, avec un drone accidenté gisant au sol, le brevet d’Amazon explique que l’appareil pourrait demander à un passant d’appeler un numéro de téléphone pour signaler sa localisation et son état, ou de le déposer à un web site de recharge électrique, voire à son emplacement de foundation.

En mai, Amazon a annoncé la création à Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine) de son leading centre de R&D en France, avec une équipe d’une douzaine de personnes travaillant au projet Prime Air. “Lancé en décembre 2013, celui-ci doit, à terme, permettre au géant du commerce en ligne d’assurer la livraison de ses produits dans un délai d’à peine trente minutes, grâce à une flotte de drones volant à basse altitude”, rappelait “le Monde”.

Thierry Noisette

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